IL RESTERA BIEN UN PEU DE FORÊT QUELQUE PART
D’après Guillame Cayet« Je l’aimais cette vie que je n’aurais jamais, en tout cas pas ici. » Juliette Armanet
Un village déjà à moitié déserté par ses habitants est en train d’être évacué au profit du “Projet”.
Les arbres sont abattus les uns après les autres, les maisons détruites. Dans ces derniers instants certains acteurs du “Projet” se félicitent du bon déroulement de l’opération quand d’autres se réveillent dans un dernier sursaut de lutte. Car le “Projet” consiste tout simplement à transformer la région en une carrière où enfouir des déchets nucléaires.
Le texte est présenté comme un conte et cela pourrait être une vieille histoire que nous nous raconterions lors de belles soirées d’hiver ou d’été, pour se rappeler à notre mémoire les temps où la logique prédominante était celle de la destruction.
L’auteur, personnage de la pièce est pris à partie pour décider si oui ou non il serait possible de changer le cours des choses, même lorsque tout nous indique qu’il est trop tard. Cette sensation d’urgence dans le récit rejoint celle du propos, et offre une réjouissante fresque de personnages pris au piège d’une situation qui dégénère totalement.
Le conte devient burlesque en tirant le fil du poétique, car ici tout prend vie, rien ne meurt.
Très librement inspiré du texte encore non publié de Guillaume Cayet.
Mise en scène Ambre Kahan
Lumière Zélie Champeau
Scénographie Anne-Sophie Grac
Costumes Angèle Gaspard
Création dans le cadre des Rencontres Internationales de l’ARIA 2024